Le phare de la Coubre

Ces lumières dans la nuit qui guident les marins
le long des côtes sont des phares.
Dans le pays royannais cinq phares ont été
construits, dont celui de la Coubre.

Le phare de la Coubre situé sur la commune de La Tremblade est haut de 64 mètres. Il surplombe la baie de la Bonne Anse. Cet édifice éclaire jusqu’à 52 km et sécurise l’accès à l’estuaire de la Gironde par la grande passe de l’Ouest, en facilitant le contournement des secteurs du banc de la Coubre et du banc de la Mauvaise, sur lesquels gisent de nombreuses épaves. C’est le phare le plus élevé de la côte charentaise avec ses 300 marches.
 

Première indication aux marins en 1690

Pourtant, le phare actuel n’est pas le premier. Dès 1690, il est attesté de l’existence d’une balise porte-feu à la Pointe de la Coubre. Un premier phare en bois fut ensuite allumé en 1860 en raison des nombreux naufrages. Puis, en 1895, c’est la mise en service du phare en pierre de 57 mètres de haut. Dix ans après sa construction, l’érosion marine a fait son oeuvre. Il est alors décidé d’ériger un brise-lame pour tenter de ralentir la marche en avant des vagues, mais inexorablement l’océan ronge. Les autorités décident alors de l’abandon du site, la tour s’écroulera en 1907, et de la construction de l’actuel phare en 1904.

Il est mis en service le 1er octobre 1905. Prudemment construit à 1 800 mètres du rivage, la rapide évolution des fonds et bancs de sable dans l’estuaire le rapproche, cependant, dangereusement de la mer, de laquelle il n’est plus éloigné, en 2010, que de 150 mètres, à marée haute. De plus, le phare est en mauvais état et présente de nombreuses fissures et infiltrations.

En pénétrant à l’intérieur, on est saisi par l’opaline bleue. Après avoir gravi 300 marches, un panorama à 360° offre une vue imprenable sur l’estuaire de La Gironde, la forêt de La Coubre, la presqu’île d’Arvert et l’Ile d’Oléron. La visite se poursuit avec au pied du phare, un écomusée relatant son histoire et les différents matériaux nécessaires à son fonctionnement. Une salle d’exposition située dans le parc permet de découvrir des artistes et artisans.

© D. Pacaud